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On ne naît pas comme ça, on le devient...  New
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Confession ajoutée le 26/02/2012 par justs

Confession :

Suis-je heureux, heureuse ?

En réfléchissant bien, c’est une question qu’on, c’est-à-dire les humains, se pose souvent. La définition du mot « bonheur » ne devrait pas figurer dans le dictionnaire : à chacun sa propre définition. Y en qui trouvent le bonheur dans leur famille, leurs amis, d’autres le trouvent dans leur boulot, d’autres dans la bouffe, dans les loisirs en tout genre...et d’autres dans des trucs morbides. Par « trucs morbides », j’entends scarifications, haine, journal intime, et que sais-je encore.

Moi j’en sais rien : y a des jours où je suis heureuse, et d’autres pas. Mais si tu fais le décompte des 16 dernières années qui se sont écoulées depuis ma naissance, je dirais plutôt...malheureuse. Et c’est parti pour tout un roman...

Quand t’es petit, tu ne comprends pas grand-chose ; c’est une fois que t’es en âge de réfléchir (oh à partir de 11-12 ans) que tu commences à essayer de piger et d’analyser les évènements qui se sont produits. Selon beaucoup de sources, la période de la vie où on est le plus heureux, c’est l’enfance. Foutaises... Si tu savais tous ces trucs, toute cette colère, toute cette haine, toute cette tristesse, toute cette honte que je rumine depuis presque 8 ans... Personne ne peut comprendre ce que je ressens.

J’ai...toujours connu l’exclusion sociale. J’ai toujours été la paumée de service, celle qui sert d’encyclopédie et d’agenda, celle qui prend presque toute la merde en pleine gueule, celle qui se sent obligée de dire « oui » à tout le monde parce qu’elle a trop peur qu’on la rejette, celle qui a la critique facile, qui n’a aucun sujet de conversation si ce n’est ceux qu’elle radote en permanence, celle qui prend tout au premier degré, qui n’aime pas les blagues car elle est (presque) incapable de faire rire les autres. Non non, j’exagère pas du tout...

Quand j’étais petite... et ben j’étais comme les autres gamins : je faisais pleins de bêtises, j’aimais bien les bonbons et les gâteaux... Oui, mais dès ce moment-là, j’étais déjà différente des autres. Pourquoi ? Ben parce qu’à la moindre bêtise papa et maman, surtout maman, me frappait (si si, c’est le mot) et m’insultait... Coups de ceinture, gifles, « salope ! connasse ! »... « à genoux ! », « arrête de manger, t’es grosse ! », « on prie pas quand on vole ! »... Je n’avais le droit d’inviter personne, je n’avais le droit de dormir chez personne. Tu sais à quel âge j’ai eu ma première pyjama party ? À 14 ans. Je devais avoir 7 ou 8 ans quand maman a refusé que je dorme chez une amie. J’ai riposté, et tu sais ce qu’elle a fait ? Oh, elle a été super sympa : elle a pris tous mes anciens cahiers et ceux de ma sœur, et nos doudous aussi...et elle les a brûlés dans le bac à ordures.

Plus je grandissais, et plus je pourrissais ma vie et la leur. Mon pire crime ? Le vol et le mensonge. Mes mensonges étaient aussi gros que les sommes d’argent dont je m’emparais. Ils m’ont répété plusieurs fois que le vol c’était pas bien. Mais moi, j’ai continué. J’ai continué parce que là, je me faisais remarquer par mes « copains » on leur payant des esquimaux... Et un beau jour, ma sœur m’a balancée, et d’ailleurs je l’en remercie aujourd’hui. Le matin, quand elle est venue me réveiller, maman est venue reprendre l’argent. Elle était en train d’enlever mes poux (et oui, il y avait une épidémie au collège) quand papa est arrivé... Je me souviens exactement de ce que je portais : un t-shirt blanc large avec la mer, un dauphin (ou requin) dessinés en noir, et une inscription en noir dessus et un pantalon mi-long bleu marine, mon collier en or avec mon initiale « C » et offert par mes grands-parents pour Noël...bref, j’étais en pyjama ou dans l’une des tenues les plus humiliantes qui soient. Il a gueulé, évidemment. Il m’a dit de sortir de mon lit, de me mettre debout, les bras écartés...là, il a sorti sa ceinture et il a frappé avec le bout en fer...1,2,3,4,5...j’ai commencé à chialer comme une pute et lui il gueulait des trucs du genre qu’il fallait pas voler... j’entendais à peine ce qu’il disait tellement je pleurais. Je suppose que des gens ont vu ce qui s’est passé vu que les volets étaient grands ouverts, y avait que de simples rideaux blancs troués de part en part qui maintenaient le peu d’intimité qu’il y avait. Quand il a arrêté, il m’a dit de me préparer pour l’école. J’ai balancé mon collier, j’étais trop en rogne. Je sais plus ce que j’avais dit mais il m’a balancé de l’eau en pleine gueule...

Oh ! Y avait aussi les fiançailles de mes cousins... et je me rappelle plus ce que j’avais dit ou fait, mais papa a dû me ramener à la maison. Je faisais la gueule, et lui il m’engueulait... Pour pas entendre ce qu’il disait je suppose, j’essayais d’enlever la cicatrice que j’avais sur le genou gauche. Comme à cette époque, c’était maman qui m’habillait, je portais une petite robe blanche à fleurs roses. Y avait aussi l’épisode de la réunion de famille, bref le genre de truc qui sert à rien sauf à dépenser du fric et à faire preuve d’hypocrisie, où ma sœur et moi on voulait pas aller... Le con est carrément sorti de son lit en slip, et il s’est mis à gueuler... nous on a directement reculé. Ben oui, la famille c’est sacré pour lui. Mais sa famille, nous on la méprise, on lui crache dessus... comme ils se plaisent à le faire pour nous. On se faisait toujours remballer quand on voulait jouer avec nos cousins qui avaient presque le même que nous parce qu’on disait de nous qu’on était mal élevées... Sauf que maintenant ce sont eux, ou plutôt leurs débiles de parents, qui viennent nous lécher le cul parce qu’ils veulent qu’on apprenne le français à leurs enfants...J’ai mieux à faire. Et pis les mecs dans cette famille, ce sont des grandes gueules qui ont pas de couilles, qui ont un poix chiche à la place du cerveau, des fils à papa qui se prennent pas pour de la merde, et qui vont finir camionneurs comme leurs tarés de pères et langues de vipères comme leurs putes de mères...

Y a aussi l’épisode de l’acte de naissance... C’est pas pour rien que sur les médicaments ils écrivent « À conserver hors de portée des enfants ». Et bah avec ces putains d’actes ils auraient dû faire pareil. Je sais pas ce que c’était, ça traînait sur le bureau de ma sœur alors je croyais que ça servait à que dalle. Détestant nos premiers prénoms pas esthétiques du tout et dont les significations donnent envie de gerber, et bien je les ai gribouillé au stylo bleu. Et le lendemain...BIM ! Je sors des toilettes, et vlan ! C’est parti pour la grosse engueulade, incluant insultes et paires de baffes...C’était tellement long qu’on est arrivées en retard à l’école. J’étais en CM2...j’avais donc 10 et demi si je ne m’abuse. Je portais un sweat-shirt blanc à rayures noires horizontales, et un jean bleu délavé...J’arrive en pleurs à l’école. J’en ai rajouté tellement j’étais en rogne. Le prof a voulu m’envoyer chez le médecin car visite médicale, mais j’ai pas voulu. Il a prévenu la directrice qui en parlé à mes parents... qui eux, ont évidemment nié les faits, en disant que ça n’avait pas eu lieu et/ou que c’était pas leur faute...

Toujours en CM2, j’admirais une fille. Je voulais tout faire comme elle. Puis j’ai commencé à fumer. En 4ème/3ème, me suis fait faire trois piercings à chaque oreille, et je les aime toujours autant. J’ai réussi à cacher pendant 2/3 ans que je fumais...Mais un jour, j’ai eu l’intelligence de laisser un mégot traîner sur le parquet de ma chambre. Je revenais d’un match de basket avec une pote, et quand je suis arrivée maman m’a directement demandé si je fumais...Et moi, je suis partie dans un délire complet. Et voilà, j’avais 13 ans, et voilà comment j’en suis arrivée à me mutiler...ça a duré, et ça dure, depuis bientôt 4 ans. Quand papa est rentrée, maman lui a tout dit, et voilà, tu sais comment ça s’est passé. Il lui a dit qu’il allait me trancher la main, m’égorger, et blablabla...

J’avais deux meilleures amies. En quatrième, ça sonnait le début de la fin car on partageait pas les mêmes passions. Elles étaient tellement dans leur délire de mangas qu’elles se fichaient qu’on soit là ou pas, elles nous voyaient pas...et d’ailleurs, presque personne ne nous voyait. Mais en troisième, y a une pute qui est venue s’ajouter au groupe. On lui a rien fait. Mais comme elle est tellement méchante, hypocrite, nombriliste, elle croyait que ma sœur et moi on pensait que notre amitié a volé en éclats à cause d’elle. Et comme ça lui ressemble tellement bien, elle s’est mise à raconter des conneries dans le bahut. Et voilà, ça a été le déclic. J’ai tout perdu, comme ma sœur. Ma sœur a eu droit à ses quatre vérités et moi je faisais l’hypocrite parce que j’avais trop peur. Mais trop tard, on n’avait plus personne. Tout le monde parlait dans notre dos. On a eu beau en parler à papa et maman... on espérait un minimum de compréhension, et eux ils nous ont dit en gros que c’était notre faute si on n’avait pas de potes. Qu’on s’intégrait pas, qu’on faisait aucun effort... Ils comprennent pas et ne comprendront certainement jamais. On a tout fait pour s’intégrer, et c’est vrai en plus... seulement rien à faire. On passait toujours, et on passe encore peut-être, pour les meufs désagréables, les paumées de services, les débiles...et pourtant, on n’avait rien fait pour ça. À qui la faute ? Ouais évidemment quand on te laisse jamais sortir, quand on t’engueule pour un oui ou pour un non, quand on te rabaisse en permanence...Ben c’est leur faute à papa et maman, pas la nôtre. On y a mis du nôtre c’est sûr, mais c’est pas notre faute. Les enfants ça s’éduquent pas tous seuls...ils auraient dû revoir leur manuel d’éducation parce que, c’est clair comme de l’eau de roche, ils ont merdé. Ils ont fait de moi une merde en puissance, et moi j’ai très fortement contribué au processus. Les gens populaires, je les envie. Parce qu’ils rasent pas les murs comme des fantômes, on n’est pas gentils avec eux parce qu’on a besoin d’eux mais parce qu’on a peur d’eux. Moi, je fais partie des loosers. Je ne supporte pas le ridicule car je suis ridicule. Quand quelqu’un dit des choses ridicules, je me bouche les oreilles.

Mon arrivée au lycée...quelle belle merde. Entre ma prof de sport qui m’a dégoûtée à un tel point que je suis capable de sécher les cours d’EPS, et l’invisibilité...Le 31 décembre 2010, j’ai avalé un beau cocktel de médicaments, qui n’a malheureusement pas suffi à me tuer...J’ai sombré dans une profonde dépression de 4 mois, de laquelle je ne voulais pas sortir parce que là au moins tout le monde se pliait en quatre pour moi et voyait que j’existais. Et hop, l’art de la manipulation, du mensonge, de la comédie a été mis en pratique. Mais je me suis fait chopée...D’abord par ma psy avec qui j’ai joué au chat et à la souris pendant 5 séances. Et maman a découvert en faisant mon lit que je planquais mes médicaments contre l’infection urinaire dans un petit flacon de plastique noir. C’était le mardi 26 avril 2011. Les trucs que j’ai pas entendu depuis ma chambre...Bref, ma dépression s’est arrêtée là. Depuis ce jour, j’essaie de jouer mon jeu très subtilement...Et ça a l’air de bien fonctionner.

Si tu savais comme j’ai la haine. J’ai honte de moi et de ces cons qui me servent de famille... Moi, je suis une matérialiste, le fric et donc tout ce qui me retient à eux. Avec une sœur ayant une main déformée et le truc de la petite sœur gâtée, j’ai toujours pris plus que les autres. La fille qu’ils traitaient, traitent, tous de grosse, et à qui ils donnent des surnoms vulgaires et humiliants...et ben elle les encule !

Ils m’ont tous dit que la vie c’est pas un film... mais ils ont tort : la vie est un film. Tu choisis le scénario qui te plais et tu le vis. Si tu ne peux pas le vivre, tu peux le vivre dans ta tête. Je vis dans ma tête, parce que là au moins personne ne viendra me faire chier. Ils auront beau m’arracher le cerveau et voir lesquelles de mes aires sont activées...mais ils ne sauront JAMAIS ce que je vis. J’ai juré de me venger...et je le ferai en bonne et due forme. Je les emmerde tous. Moi, je suis différente, je suis méprisante, je vaux tout simplement mieux qu’eux tous ! Je préfère le monde virtuel car là, les gens ne voient que mes bons côtés ; ils ne me verront pas en pyjama en train de chialer, ou affalée sur mon lit en train de me goinfrer... Je n’ai pas d’amis. Mes fonctions principales sont les suivantes : encyclopédie, bouche-trou, chandelle...

Non, je n’exagère rien du tout...J’ai tout simplement dit, écrit, ce que les autres pensent tout bas. Et je suis plutôt d’accord avec le crédo suivant : passé 14 ans, on ne change plus. Après ils s’étonnent que je ne veuille pas d’enfants ou que je veuille tout simplement un fils...ouais faudrait déjà qu’un mec (potable : beau et riche, qui m’aime et que j’aime) veuille de moi.

Ce que j’ai fait car je crains les cours de sport : j’ai simulé un risque de grossesse, dû à mon soi-disant premier rapport sexuel pendant les vacances, avec un mec que je connaissais à peine, Erik...si tu savais comme je m’en veux...

J’ai 16 ans, presque 17 ans, et je suis pourrie dans tous les sens du terme. Matin, midi, soir, j’y pense. Chaque seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour...j’y pense. Il est plus facile de parler à des inconnus qu’à son entourage.



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Commentaires de la confession On ne naît pas comme ça, on le devient...

2012-06-03 08:30:51  -  totoche  
Ca se produit encore ces coups? Si oui porte plainte, ils pourront enfin payer pour se qu'ils t'on fait. Pour le collège et le lycée, c'est que des gamins la dedans, j'ai 20 ans et suis au lycée, je vois nettement la différence de mentalité. Ces gens là veulent juste faire chier le monde. Je me retrouve un peut lorsque tu dit que tu est le bouche trous, qui dit oui a tous, qui est limite l'imbécile. Je suis pareil, passer un certains age, tu pourras reprendre ta vie ne mains, dit toi qu'un jour, tu aura ton chez toi, tu sera tranquille et couper les pont avec ceux qui te saoul si tu le souhaite. Tu vivra bien mieux, crois moi, la vie vaut la peine d' etre vecu, meme avec tous ce qui t'est arrivé, parce que ta vie n'est pas finis, tu a encore du temps pour profiter.

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